Balade dans le vignoble et dans l'histoire, voyage dans le temps et dans la culture. L'Histoire du Vinet de l'Eglise est aussi une histoire culturelle de l'Europe, une réflexion sur les permanences et les ruptures de l'histoire.
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Le 24 juin marque la grande fête de la saint Jean-Baptiste. C’est une fête à la fois liée au cousin du Christ, mais aussi à de nombreux rites et traditions agricoles, développé tout au long des siècles.
Dans le christianisme, Saint Jean le Baptiste, personnage du Nouveau Testament, est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l’a baptisé sur les bords du Jourdain, après l’avoir désigné comme « l’agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples. Jean-Baptiste est le précurseur, il annonce le Christ, mais aussi la lumière. Selon les Evangiles Jean-Baptiste est issu d’une famille sénatoriale, fils de Zacharie et d’Elisabeth. La mère est stérile pour montrer la fécondité de Dieu pour son peuple, capable de faire naître un enfant d’une femme stérile. La vie de Jean-Baptiste est connue à travers les Évangiles et les Actes des Apôtres
Saint Jean-Baptiste (1er siècle) est également appelé « le Précurseur » car il annonce la venue du Messie, le Christ, et le précède (Mt 11,13). C’est pourquoi la saint Jean est appelée la Noël d’été, comme Noël c’est aussi une fête de la lumière, et comme Noël elle annonce le Christ à venir.
Le processus de l’annonciation de Jean-Baptiste est comparable à celui de Marie. Sauf qu’ici Elisabeth est stériel, et Zacharie âgé. Le jour de la circoncision de l’enfant, sa mère lui donne le nom de Jean, ce qui signifie « Dieu fait grâce ». L’enfant grandit. Il « demeure dans les déserts » (Lc 1,80). Jean mène une vie d’ermite, ne mangeant que des sauterelles et ne buvant que de l’eau, tout le contraire du Christ qui banquette et fait de grands repas. Les livres bibliques des Evangiles décrivent ensuite le début de son activité de baptiseur au bord du Jourdain – d’où son surnom de « Baptiste ». Les apôtres Pierre et André figurent au nombre de ses disciples. Jean baptise Jésus. Il reconnaît que Jésus est le « Messie » - en grec, le Christ – annoncé par les prophètes lorsque l’Esprit-Saint descend sur lui sous l’apparence corporelle d’une colombe. . Jean promet le baptême par l’eau, c’est un mouvement religieux très différent du judaïsme, il n’est plus centré sur la synagogue mais sur le pardon des péchés.
La tête sur un plateau
Mais Jean est quelqu’un de très houleux, et bien que ne se positionnant uniquement sur le plan spirituel, ses paroles ont des répercussions politiques. En effet la Judée est sous domination romaine, ce qui favorise des ferments de contestation. La population veut revenir aux temps du roi David, la population attend un sauveur qui va la libérer. C’est pourquoi Hérode le fait enfermer dans sa prison, car il a en plus dénoncé l’union incestueuse d’Hérode avec Hérodiade, la femme du frère d’Hérode nommé Philippe. Mais le jour où Hérode célèbre son anniversaire, Salomé, la fille d’Hérodiade danse en public et plaît à Hérode. Ce dernier s’engage par serment à lui donner ce qu’elle désire. Endoctrinée par sa mère, elle demande à ce que lui soit donnée sur un plat la tête de Jean-Baptiste. Hérode est consterné mais il fait décapiter Jean-Baptiste.
Une fête particulière
Fêté le 24 juin (nativité), Jean-Baptiste est le seul des saints dont on fête la nativité sur terre, à l’exemple du Christ et de la Vierge, car pour les autres, la fête rappelle le jour de la mort, autrement dit de la nouvelle naissance au ciel.
C’est une fête qui magnifie la lumière, elle reprend la date de la fête païenne, mais dans un sens totalement différent. C’est un rite lié aux grandes fêtes agricoles, nous sommes en effet avant les moissons. On allume d’immenses bûchers la nuit du 23, des processions ont lieu. Les fiancés passent au-dessus des cendres des feux pour s’assurer une longue longévité. Le culte de saint Jean-Baptiste se développe dès la fin de l’Antiquité, au IVe siècle, autour de son tombeau localisé à Sébaste, en Orient. Le culte s’opère par le biais de la diffusion des reliques, notamment celle de la tête de la Décollation.
Dans les Cévennes les vieilles femmes ramassent des herbes qui sont tressées en croix pour protéger les maisons. On ramasse l’armoise dans le Jura, la fougère dans le Nivernais. On jette aussi des animaux maléfiques dans le feu, comme les serpents et les chats noirs.
Evidemment, comme à chaque fois dans les traditions populaires du christianisme, chaque fête est associée à un plat. La saint Jean-Baptiste ne déroge pas à la règle, avec un gâteau qui porte son nom : le saint Jean-Baptiste, dont nous donnons ici la recette.
Simple, rapide et efficace : en un mot délicieux
6 cuillères à soupe de farine (100 g)
3 cuillères à soupe de sucre (70 g)
1 œuf entier
50 g de beurre
3 ou 4 cuillères à soupe de lait
1 cuillère d’huile
1/2 paquet de levure chimique
Quelques pommes ou rondelles d'ananas
Dans un saladier, faire une fontaine avec la farine,
la levure et le sucre.
Mettre au fond l'œuf que l’on aura battu en omelette.
Puis délayer doucement avec le beurre fondu, le lait et l'huile (la pâte doit être molle).
Mettre dans un moule et recouvrir de pommes pelées coupées en rondelles (1/2 centimètres) et trouées.
En la fête de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, nous pouvons nous inspirer d’une homélie prononcée le 8 mai 2001 par Monseigneur Baldelli, nonce apostolique en France. […] Nous sommes tous appelés à être des saints, c’est-à-dire à vivre la plénitude de la vie chrétienne, la perfection de la charité. C’est Jésus lui-même qui nous y exhorte : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5, 48), c’est-à-dire vivez dans la charité qui est le ciment de toutes les vertus chrétiennes. L’appel à la plénitude de la vie chrétienne s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur rang (Lumen gentium, n° 40). Ce n’est pas réservé à des privilégiés ou à des êtres d’une nature supérieure. Ce n’est pas à dire que nous serons impeccables et irréprochables. Mais un vrai chrétien, qui au baptême a fait profession de suivre Jésus-Christ, doit avoir à cœur de se conformer le plus possible à son Maître. Mais, me direz-vous, comment l’exemple de Jeanne d’Arc peut-il être profitable à chacun d’entre nous ? Elle eut une vocation mystérieuse, une destinée exceptionnelle, elle est plus admirable qu’imitable, quel rapport entre elle et nous ? Permettez-moi d’insister : si chaque vocation est particulière, si Dieu attend de chacun de nous un service déterminé là où il nous a placés, il désire certainement que nous suivions les traces de Jésus, que nous cherchions à faire sa volonté, de tout notre cœur et de toute notre âme. Vous savez combien diverses sont les vocations, même parmi les laïcs, qui constituent l’immense majorité des chrétiens : voyez seulement quelle différence il y a entre les saints que vous connaissez bien et qui sont pour nous des exemples. Jeanne d’Arc, sans doute, a connu un appel particulier, elle a vécu des événements extraordinaires, elle a subi des épreuves inouïes pour une jeune fille de son âge. Mais elle fut aussi, à bien des égards, une jeune chrétienne simple, fidèle, exemplaire. Voyez quel esprit de foi anime toute son action, toutes ses paroles. Elle a été baptisée, elle connaît les prières essentielles, mais elle ne sait ni lire ni écrire. C’est une « bonne fille, aimant et craignant Dieu ». Sa formation est élémentaire, mais sa droiture, sa simplicité et son humilité la guident dans la fidélité à l’Esprit Saint, depuis le premier appel jusqu’au moment suprême. Elle ne cherche que la volonté du Seigneur : « Messire Dieu premier servi ! » Quand elle décide, quand elle encourage, c’est toujours « de par Dieu, le Roi du Ciel ». Sa foi se nourrit d’une prière fervente et confiante, de la fidélité à l’Eucharistie et à la Pénitence, de sa soumission admirable, malgré les difficultés, à l’Église et au Pape : « Je m’en rapporte au jugement du Pape. Nous devons obéir au Pape qui est à Rome. » Elle est si remplie de l’Esprit Saint qu’elle trouve spontanément des réponses étonnantes de bon sens et d’à propos qui désarment ses adversaires. Entre beaucoup d’autres, vous connaissez une de ses reparties qui nous reste comme un trait de sagesse et de prudence : quand ses juges, pour la mettre à l’épreuve et la prendre en défaut, lui demandent insidieusement si elle est en état de grâce, la réponse jaillit : « Si j’y suis, Dieu m’y garde, si ne n’y suis, Dieu m’y mette. » Et combien d’autres traits analogues pouvons-nous relever dans sa courte vie !
Un autre point s’impose à notre admiration : c’est le courage, la détermination, la persévérance qui caractérisent toutes ses démarches et son comportement. Les perspectives les plus hasardeuses, les situations les plus risquées ne l’effraient pas, assurée qu’elle est du secours d’en-haut : « N’était la grâce de Dieu, je ne pourrais rien faire », reconnaît-elle. Elle n’a pas dix-neuf ans lorsqu’elle est appelée à chevaucher des journées entières, à combattre l’ennemi au risque de sa vie, à entraîner et à réconforter les hommes d’armes, bien plus : à endurer la prison, les calomnies, les suspicions les plus graves puisqu’elles visent sa foi et sa fidélité à Dieu. Comment expliquer tant d’assurance et de constance, tant de fermeté, sinon par la vertu de force qui l’anime. Dieu lui permet de supporter les pires assauts, de réagir aux plus graves accusations, sans défaillir et sans désespérer ; comment ne pas admirer la puissance de Dieu qui se manifeste avec tant d’éclat dans une faire créature. Il serait trop long d’observer comment l’Esprit de Dieu a guidé et inspiré Jeanne : les critiques les plus exigeants ont souligné à l’envi sa simplicité, sa droiture, son horreur du péché, sa virginité, en un mot les vertus chrétiennes qui se manifestent dans sa résolution à suivre la volonté de Dieu aussi parfaitement que possible. Vous savez où l’a menée cette fidélité à Dieu et à l’Église. Après les péripéties multiples, des examens et des jugements discutables, auxquels n’auraient pas facilement résisté des âmes moins fortes, Jeanne, fidèle à sa foi et à son Église, va affronter le sacrifice suprême, non sans proclamer hautement : « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par ordre de Dieu » et son dernier cri sera : « Jésus, Jésus ! » La vocation de Jeanne fut si particulière, sa courte vie fut si exceptionnelle que l’on serait tenté de se demander, […] en quoi cette jeune fille admirable constitue pour nous, notre époque, un exemple à suivre. Un de vos écrivains catholiques — et non des moindres —est allé jusqu’à écrire que Jeanne était « la sainte du temporel, le modèle de la sainteté laïque ». Si l’on veut bien reconnaître que la sainteté est constituée en définitive par la grâce qui nous anime, par la recherche de la perfection correspondant à notre état de vie, on admettra que des vocations très variées puissent être des routes vers Dieu. Nous savons, du reste, que le chemin de la perfection passe par la Croix, qu’il n’y a pas de sainteté sans abnégation ni combat spirituel, que le disciple de Jésus doit « se renoncer, prendre sa croix et le suivre ». C’est sur terre la condition d’une liberté authentique, c’est la voie qui nous permette de connaître graduellement la paix et la joie des béatitudes (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2015). Chers frères et sœurs, vous avez certainement remarqué comment, dans sa dernière Lettre apostolique, le saint-Père, entre autres conseils stimulants, insiste sur cette importance de la sainteté : « Ce serait un contresens que de contenter d’une vie médiocre, vécue sous le signe d’une éthique minimaliste et d’une religiosité superficielle… Les voies de la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun… Il est temps de proposer à tous, avec conviction, ce haut degré de vie chrétienne ordinaire… (Novo millennio ineunte, n° 31). […] Et maintenant, nous nous confions à Dieu, qui veut que nous soyons des saints (1 Thessaloniciens 4, 4) : par l’intercession de sainte Jeanne d’Arc, cette jeune laïque qu’il a comblée de ses dons et qui lui a donné une réponse héroïque, nous lui demandons la fidélité à notre vocation, dans la foi et dans l’amour, le courage et la persévérance, « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2, 13).
Le pape à Fatima pour montrer l’action de Dieu dans l’histoire
Analyse du porte-parole du Saint-Siège
ROME, Lundi 10 mai 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI ira à Fatima pour montrer comment Dieu agit dans l'histoire, une des leçons centrales des apparitions de la Vierge aux trois pastoureaux du Portugal, réaffirme le porte-parole du Saint-Siège dans l'éditorial du dernier numéro d'Octava Dies du Centre de télévision du Vatican, dont il est le directeur.
Le directeur du bureau de presse du Saint-Siège revient sur les raisons pour lesquelles le pape a décidé de se rendre en visite au Portugal du 11 au 14 mai, dix ans après la béatification de Jacinta et Francisco Marto.
« Jean-Paul II avait voulu que le 'troisième secret' de Fatima soit révélé à l'occasion de la béatification des deux pastoureaux, Jacinta et Francisco, lors du grand Jubilé de l'An 2000, passage entre les deux millénaires », explique-t-il.
« Un siècle marqué de lourds tourments que les visions de Fatima ont déchiffré s'achevait alors, offrant une lecture spirituelle à la fois dramatique et lumineuse : temps de guerre et de martyre, où l'Eglise et le pape lui-même participaient à fond aux souffrances et à la soif de salut de l'humanité entière ».
« Un message a été confié à des enfants ignorants, dans un lieu insignifiant, comme cela est souvent le cas lors des grands évènements marials,. Un message qui, dans sa simplicité, dégageait une force spirituelle capable de surmonter les frontières et de se diffuser à travers les bouleversements les plus graves de l'histoire des hommes ».
« Maintenant que le 'secret' a été révélé, parce que les faits se sont avérés, que nous dira encore le message de Fatima? Lors de la publication du texte du 'secret', le cardinal Ratzinger, avant de devenir pape, avait conclu son commentaire en disant : « 'L'action de Dieu, Seigneur de l'histoire, et la coresponsabilité de l'homme, dans sa dramatique et féconde liberté, sont les deux murs portants de l'histoire de l'humanité. La Vierge apparue à Fatima nous renvoie à ces valeurs oubliées, à cet avenir de l'homme en Dieu, dont nous faisons partie, de manière active et responsable ».
« Nous avons besoin de regards purs et innocents pour lire le cours du nouveau millénaire et comprendre où sont ses risques et ses espérances les plus authentiques. Le message de Fatima garde toute sa valeur face à l'histoire », conclut le père Lombardi.
Comme je l'ai démontré dans mon livre Histoire du Vin et de l'Eglise, le vignoble européen doit tout à l'Eglise. En vioci une nouvelle preuve avec cet article du Figaro qui explique les origines de l'armagnac.
L'armagnac fête ses 700 ans au Vatican
Les producteurs se sont rendus au Saint-Siège chercher leur texte fondateur qui date de 1310.
En 1310, Domini Vitalis de Furno, dit maître Vital DuFour, prieur d'Eauze en Gascogne, vantait les quarante vertus de l' aygue ardente, l'eau-de-vie locale, qui allait prendre plus tard le nom d'armagnac. Le texte a été imprimé en 1531, donc juste après l'invention de l'imprimerie, et conservé depuis cette date à la bibliothèque du Vatican. Une délégation de l'armagnac est partie chercher ce fameux texte au Saint-Siège.
En parcourant les lignes de cet incunable, il est aisé de comprendre la notoriété de cette eau-de-vie qui est la plus vieille de France, car le religieux ne tarit pas d'éloge. La publication d'un tel texte lui vaudrait d'ailleurs, aujourd'hui, des poursuites immédiates de la part des zélées associations antialcooliques. Autres temps, autres mœurs.
Cette eau d'immortalité aux arômes et saveurs complexes, qui est forcément plus ancienne que 1310, était largement commercialisée dès le XVe siècle. Depuis le IXe siècle, l'alambic et la distillation de l'alcool étaient déjà largement maîtrisés par les Arabes, les mots «alambic» et «alcool» sont d'ailleurs d'origine arabe. La distillation est probablement plus ancienne, comme le démontre la présence importante de l'alcool chez les pharaons.
Jusqu'au XVIIIe siècle, l'armagnac était vendu comme une eau-de-vie jeune et blanche. Ce n'est que très récemment que la «Blanche d'Armagnac», un armagnac transparent non vieilli en fût, est revenue à cette vieille tradition, avec un succès commercial assez mitigé.
La vente d'une eau-de-vie très jeune subit les aléas de la production des raisins, l'ugni blanc pour 75% du vignoble mais aussi, pour 20%, le baco blanc (qui est un hybride), le colombard et la rare folle-blanche : les bonnes années succèdent aux mauvaises, les petites récoltes aux grosses. Pour pallier ces vicissitudes, l'armagnac est alors stocké et mis en fût.
Millésimes et vieillissement
La mise en fût et le patient vieillissement produisent alors un miracle, comme le souligne le restaurateur Alain Dutournier, qui présente au «Carré des Feuillants» et au «Trou Gascon» à Paris deux des plus belles cartes d'armagnacs : «La lente maturation sublime cet alcool somme toute très rustique quand il est jeune, pour en faire un véritable nectar !»
Faut-il croire aux millésimes ? Contrairement aux cognacs où la législation est rigoureuse, de nombreux millésimes fleurissent sur les bouteilles d'armagnac. Sauf exception de millésimes catastrophiques comme 1976, la durée de vieillissement en fût est plus importante que l'année elle-même. La législation, qui a changé en 2009, distingue les VS (1 à 3 ans de vieillissement), les VSOP ou Napoléon (4 à 9 ans), des XO ou hors d'âge (plus de 10 ans), et XO premium (plus de 20 ans).
Évidemment, le principal obstacle à la commercialisation est l'alcool qui, s'il est à la mode dans le monde entier, n'est pas trop en vogue en France. Mais comme disait un vieil habitant de la région : «Je n'ai jamais vu quelqu'un se saouler à l'armagnac. L'armagnac est un produit trop noble pour en boire trop !» En 1310, le prieur d'Eauze l'avait déjà compris.
Dans le cadre de leur lutte contre l’Eglise catholique, les nazis utilisèrent des affaires de pédophilie afin de la décrédibiliser. Goebbels organisa toute une campagne de presse autour de procès faits à des ecclésiastiques. Les extraits de son Journal nous renseignent sur les desseins poursuivis par la hiérarchie nazie.
Les passage suivants sont tirés de : Joseph Goebbels, Journal, 1933-1939, Paris, Tallandier, 2007
29 mai 1936 Mercredi soir : départ avec le Führer pour Kiel. Grands procès de mœurs contre des prêtres catholiques. Tous article 175. le Führer pense que c’est une caractéristique de l’Eglise catholique (p.300)
11 octobre 1936 Coblence. L’ambiance est bonne mais la misère sociale est grande, particulièrement chez les vignerons. Influence de l’Eglise en baisse spécialement en raison des procès chez les franciscains. J’apprends à ce sujet des détails horribles. Une porcherie, comme il est dit dans le Livre. Voilà bien l’Eglise catholique – une bande de pédérastes ! (p.327)
2 avril 1937 Appel téléphonique du Führer : il veut déclencher les hostilités contre le Vatican. Les procès de Coblence vont commencer. Là dessus en guise d’ouverture, un horrible crime sexuel commis sur un jeune garçon dans un couvent belge. J’expédie aussitôt de Berlin un envoyé spécial qui part pour Bruxelles et mènera là-bas son enquête. Les curés ne comprennent pas notre patience et notre mansuétude ? Ils vont apprendre à connaître notre rigueur, notre dureté et notre implacabilité. (p.404)
30 avril 1937 La presse s’en prend maintenant très violemment à la perversité dans les Eglises. On emploie des arguments massues. Mon signal a donc déclenché le concert infernal. Ça commence à mal tourner pour les curés. Les procès dévoilent eux-mêmes les ignominies les plus atroces. C’est le pilori ! (p.409)
12 mai 1937 Les procès contre les curés prennent une tournure de plus en plus insensée. Ce sont maintenant les vicaires généraux et les évêques qui sont impliqués, directement ou indirectement. L’évêque Preysing a fait une déclaration en chaire contre notre polémique de presse. Je m’en occupe maintenant puis je vais lui administrer une raclée à l’étourdir. …
De longues discussions avec le Führer sur la question des Eglises. Il salue le tournant radical pris par les procès contre les curés. Il refuse toute confessionnalisation du Parti. Il ne veut pas non plus être transformé en dieu. Il réprimande vertement Himmler à ce sujet. Nous devons faire plier les Eglises et en faire des servantes de notre cause. Le célibat doit également disparaître. Les biens de l’Eglise seront saisis ; aucun homme ne devra étudier la théologie avant l’âge de 24 ans. Nous les privons ainsi de leurs meilleurs recrues. Il faut dissoudre les ordres religieux et retirer aux Eglises l’autorisation d’enseigner. C’est ainsi seulement que nous les réduirons en quelques décennies. Ensuite, elles viendront nous manger dans la main. Reste que les procès constituent la première étape. Ils se déroulent selon le programme prévu et suscitent une attention considérable. Tout comme nous l’avions prévu. (p.414-415)
Pie XII face aux Nazis, aux Éditions du Laurier. Une reprise synthétique des arguments de compréhension de cette époque
Histoire du Vin et de l'Eglise, aux Éditions ADN.
Ce livre est une histoire du vin, c'est aussi une histoire de l'Église. Il s'agit de démontrer comment les vignobles français et européens ont tous une origine ecclésiale, qu'ils soient issus des évêchés ou des monastères.
C'est aussi une étude des textes bibliques à travers les occurrences des termes vigne et vin dans ce livre.
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Bienvenue sur ce site qui a comme mission de mieux faire connaître l'histoire de l'Église et de dissiper certaines erreurs liées à sa légende noire.